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Coup de gueule concernant le comportement de certains coureurs

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Et si la course à pied prenait un autre sens ?

Courir autrement, courir pour une bonne cause

mercredi 25 mai 2011

6h des Yvelines : 5. Les chiffres

Pour les fans de statistiques, voici quelques chiffres.
  
J'ai donc parcouru 51,3 km en 5h59'.

Je me suis amusé à calculer mon temps sur chaque portion de 10km et le constat est sans appel ! 
De 58' sur les premiers 10km, je passe à 1h21 sur le dernier 10 km !

 
A titre de comparaison, les 3 premiers dépassent les 60km parcourus !

6h des Yvelines : 4. Vers l'arrivée

La 5° heure est entamée, cela fait du bien au moral. Mais l'allure est fluctuante, j'ai du mal à conserver le 10km/h.
Cela oscille plus entre le 8 et le 9 km/h !
Je reconnais désormais très bien la petite troupe de coureurs alignés sur le 6h. Et je remarque que certains sont dans mon cas et ne sont vraiment pas au mieux.
  
Alors que j'en croise certains en train de marcher, je leur dit qu'il ne nous reste qu'1h ! Certains me regardent avec le sourire d'autres plus dépités, me font comprendre qu'ils ont déjà beaucoup donné et je leur fait alors la confidence que je ne suis pas au mieux non plus.
Un coureur du 6h venu avec son fils, se fera accompagner par lui sur quelques tours en marchant, je motive alors le fiston afin de continuer à encourager son père car cela devenait difficile.
  
Dernière heure, dernière heure, me dis-je.
  
Les minutes défilent bien plus vite que la distance. Et je me lance un petit défi, il faut que je dépasse les 50km parcourus. Faisable mais il va falloir jongler avec le chrono. 
 
5h53 de course j'arrive à nouveau sur la ligne de départ-arrivée, le speaker annonce qu'il faut passer la ligne avant 5h56 afin de pouvoir effectuer un dernier tour. Quelle chance, je vais pouvoir faire un dernier tour. Je m'éponge rapidement et je repars, pas le temps de boire. Même si j'ai 7mn pour effectuer mon dernier tour, je veux le faire en donnant tout, enfin le peu qui me reste !
  
J'aurais aimé accélérer vraiment mais mes jambes ne suivent pas, je stagne à 6mn/km. Je rattrape le père et son fils, et je leur lance un GO pour le dernier tour mais ils ne suivront pas.
Je continues et je me fait rattraper par un "collègue" du 6h, avec lequel j'avais fait de nombreux tours, nous courons à la même vitesse et c'est donc tout naturellement que je m'accroche à lui. 
Les sensations reviennent, l'euphorie de l'arrivée commence à nous gagner. Nous accélérons progressivement. De moins de 10km/h, nous voici à 11 puis à 12km/h, nous sommes concentrés, nous nous faufilons entre les marcheurs et certains coureurs, le parcours est parfaitement connu alors pas d'hésitation, nous continuons ensemble vers le même but, se faire plaisir et venir à bout de ce 6h.
Nous sommes désormais à 13km/h, j'ai du mal à suivre. Mais il n'y a aucune rivalité, chacun motivant l'autre. 
800m, même vitesse, même rythme, toujours à l'unisson dans la même foulée.
700m, petite descente, j'en profites pour me relacher un peu.
600m, virage à angle droit très serré.
500m, je puise en moi mais je ne pense qu'à l'arrivée.
400m, il me lance alors un On y va ! Et, nous accélérons. 
Tous mes voyants sont au rouge mais qu'importe, l'arrivée est enfin là, à portée de main et j'accélère plus encore.
200m, je continue à accélérer et je ne le sens alors plus à mes cotés, il a du coincer et nous passons alors la ligne d'arrivée avec un léger décalage.
 
Nous nous félicitons l'un l'autre ! Nous sommes heureux ! Peu importe lequel de nous deux a parcouru la plus grande distance, nous avons terminé.

Bien sûr, d'autres coureurs ont terminés bien avant nous et c'est tout naturellement que nous les félicitons également.

6h des Yvelines : 3. Mi mi-course...

- 3° heure : enfin à mi-course et déjà pas au mieux. 
La course s'annonce difficile.
Comme toujours j'essaye de positiver, la mi-course est toujours une bonne nouvelle mais lorsque je regarde mon compteur kilométrique, j'abandonne mon objectif des 60km parcourus, j'opte pour un 55km en sachant que cela sera tout de même difficile. 
Ma moyenne horaire chute inexorablement.
  
- 4° Heure : Mes arrêts au "stand" sont fréquents, je perds du temps mais j'ai besoin de me rafraîchir. Mon manque d'entraînement se fait clairement ressentir.
J'ai privilégié la course avec Alexis et j'en paye le prix mais je ne regrette rien. 
 
Gros moment de lassitude et de fatigue combinés qui font que mes jambes me poussent à peine. Mais je ne veux pas m'arrêter sur le parcours. Tout tour commencé est "dû" ! Me dis-je. Et je poursuis jusqu'à la fin de la boucle.
Le parcours fait 1,286 km  et je m'arrêtes tous les 3 tours.
  
Au niveau alimentation, je manges des tuc, des oranges et par moment un peu de Gel Mulebar. Mais contrairement aux autres courses où j'avale intégralement le contenu du gel rapidement, je consomme un gel sur 2 ou 3 arrêts afin d'éviter tout désagrément gastrique (Cela m'a servi de leçon sur l'Ecotrail )
 
Je suis presque déçu de mon temps, je passe au marathon en 4h48 ! Une heure de plus que mon meilleur temps. 
Mais aujourd'hui, il ne sera guère question de performance. Je suis venu en mode "touriste" afin de découvrir ce qu'était ce type de course et j'assume mon choix alors je terminerai. 
Psychologiquement après avoir dépassé les 4h de course, le décompte est désormais entamé. Plus que 2h de course. 2 petites heures à tenir durant lesquelles il ne faudra pas lâcher. Faisable me dis-je !

6h des Yvelines : 2. Jusqu'à mi-course

La première heure se déroule sans encombre, je suis un peu au-dessus de mon allure prévue de 10km/h mais je ne m'en inquiètes pas pour l'instant.
La course est désormais lancée, et je reconnais désormais les coureurs. Je suis impressionné par l'allure de certains coureurs sur 24h qui me prennent déjà régulièrement plusieurs tours. 
  
Certains coureurs "s'arrêtent", du moins ralentissent lorsqu'ils arrivent à mon niveau afin de démarrer la discussion, j'aime cet esprit de partage et d'échange, chacun existe pour les autres ! 
  
La 2° heure passe tout aussi rapidement, la température commence à monter mais les sensations sont au rendez-vous. Je profite de chaque instants.
Toujours content d'être là même si l'effort fourni devient plus palpable.
  
La 3° heure annonce clairement ce que sera la suite. Il est désormais 13h, Le soleil est bien haut et la chaleur présente. Ce n'est certes pas une canicule mais elle m'oblige alors à puiser plus encore dans mes forces. Mes séances d'épongeage commencent à être régulières et ma température corporelle redescend doucement. Au ravitaillement, j'alterne entre coca pour le sucre et boisson gazeuse pour les sels minéraux, car je sais que je vais vraiment transpirer.

6h des Yvelines : 1. Le départ

Samedi dernier, le 21 mai 2011, avait lieu les 24 h des Yvelines. 
Plusieurs formats de course étaient proposés 6, 12 et 24h.
S'agissant de ma 1° course horaire, je me suis donc inscrit à l'épreuve de 6h.
 
Arrivé sur les lieux un peu à l'avance afin de retirer mon dossard, je fus agréablement surpris de voir des tables de camping installées de part et d'autre de l'aire de départ. Sur chacune de ces tables, les coureurs avaient installés tout le nécessaire pour la course. Une ambiance très conviviale régnait alors. Entre adultes ou en famille, nombreux étaient ceux qui étaient venus accompagnés. J'en regrettais presque de ne pas être venu avec Alexis.

Aucune rivalité, aucune animosité, tout le monde avait le sourire, une vraie ambiance de kermesse en quelque sorte. 
Souriant et hochant de la tête à l'encontre de chaque coureur croisé, je découvrais alors cette autre facette de la course à pied, l'humilité et la grande gentillesse des coureurs d'ultra. Je déambulais alors avec un large sourire, saluant de nombreux coureurs sans les connaître, simplement parce qu'alors cela me semblait normal.
 
Avec un peu d'appréhension, j'attendais le moment du départ, car courir ainsi durant 6h sera pour moi une première. Mais comme à l'accoutumée, le stress glissa sur moi sans pouvoir s'accrocher.
 
C'est une course à taille humaine, l'organisateur appelle certains coureurs par leur prénom, certains coureurs sont contents de se retrouver. Il s'agit vraiment d'un famille.
 
Habitué aux courses très (trop) populaires, où l'on doit attendre de longues minutes avant de passer la ligne d'arrivée, où chacun pousse afin de gagner de "précieuses" secondes, ici plus de 100 coureurs s'élanceront tranquillement sans précipitation aucune (de toutes façons, il y a le temps, personne n'est pressé !).

Nb de participants (coureurs ayant terminés) :
- 6h   : 22 coureurs, 3 équipes en relais, 6 marcheurs
- 12h : 11 coureurs, 3 marcheurs
- 24h : 58 coureurs, 2 marcheurs, 2 équipes en relais

A 10h, le départ est lancé, je suis vraiment content d'être là !
Les langues se délient, certains "compères" se mettent à discuter tranquillement, ils auront largement le temps de poursuivre leur conversation!
Je me mets également à discuter avec mes compagnons de route, et chacun apprend à connaître l'autre.
  
Afin de savoir sur quel format de course le coureur a pris part, il suffit de regarder les premiers chiffres du dossard, 6 pour 6h, 12 pour 12h et 24 pour 24h, on ne peut pas faire plus simple !

mardi 24 mai 2011

La Runnosphere sera à la Crazy Jog, et vous ?

Vous avez envie de participer à une grande première en région parisienne ?

Vous adorez vous dépasser sur des épreuves amusantes ?

Vous avez envie d'effectuer une course hors-norme dans l'enceinte prestigieuse du Stade de France ?

Vous désirez participer à une course où la convivialité et bonne humeur sont sont les maîtres mots ?

Si vous comptabilisez une majorité de OUI, venez participer à la 1° Edition de la Crazy Jog organisée par Jogging-International le 3 Juillet 2011.

En partenariat avec Jogging-International, le site Runnosphère, vous propose de participer à un jeu concours, afin de gagner des dossards.
Courez jouer ici !!

dimanche 22 mai 2011

Courir Ensemble : 5. Génese du projet


Cela fait déjà quelques années que cette idée de courir ainsi ensemble me trotte dans la tête. 
Et, à cette époque, je regardais différents modèles de poussettes et de part leurs roues bien larges, elles étaient parfaitement adaptées pour la course à pied mais leur gabarit ne permettait pas d'accueillir Alexis de façon confortable, car il était déjà trop agé pour tenir dans une poussette.

Après de longues recherches, un modèle spécial jogger me plaisait assez, mais hélas guère adaptée à l'age d'Alexis.
Les mois sont passés et Alexis bien sûr a continué de grandir et peu à peu l'option poussette devenait inenvisageable. Mon souci premier étant d'être sûr qu'il soit bien installé.
L'option poussette s'en est donc allée et par la suite, l'option fauteuil roulant est rapidement devenue une évidence. 
  
Mais les symboles ont la vie dure !
Et il m'a fallu un peu de temps pour considérer qu'un fauteuil pouvait n'être qu'un outil sans véhiculer forcément l'idée de maladie ou d'accident. 
Et la découverte de la Team Hoyt et surtout de cette vidéo, m'ont confortés dans l'idée que mon projet était "censé" :
  


Oui, on peut partager des choses ensemble !
Oui, on peut vivre des moments inoubliables !
Et surtout Oui, on peut aller à l'encontre de tout type de préjugé !
 
Je sais au fond de moi que je suis dans le vrai !
Je sais au fond de moi que j'ai tant de choses à partager avec mon fils !
Et je sais désormais que la course à pied en fera partie !!
 
J'expliquai alors à Alexis mon projet. Et il fut tout de suite ravi à l'idée que l'on partage ainsi une course.
 
Donc ainsi conforté dans ma décision, je me suis mis à la recherche d'un fauteuil. Dans un premier temps, j'ai envisagé la location mais j'ai rapidement abandonné cette option car je désirais avant tout que nous ayons NOTRE fauteuil, un fauteuil rien qu'à nous, que nous pourrions personnaliser au gré de nos envies.
 
Pour des raisons de coût, je ne voulais pas me tourner vers le neuf, et je me suis mis à la recherche d'un fauteuil d'occasion. Mais avant de dénicher la perle rare, je devais me renseigner concernant les différents modèles existants. Prendre un modèle classique, ou un modèle sport plus léger ? Choisir la version adulte ou la version enfant ?
J'ai donc consulté différents sites spécialisés et différents forum. Puis une fois la petite sélection effectuée, direction un célèbre site d'enchères...
 
Dans un premier temps, j'ai suivi les enchères sans oser y participer. 
  
Car par définition une personne achetant un fauteuil d'occasion en a réellement la nécessité et n'a pas forcément les moyens. Aussi, je me demandais de quel droit, j'allais leur souffler la bonne affaire alors que l'usage que nous alors faire du fauteuil était simplement pour le loisir ?
  
Délaissant les enchères et mes "questions métaphysiques", je suis tombé sur une petite annonce (toujours sur le même site d'enchères). 
Alors que les enchères s'envolaient au-delà des 100€ et parfois beaucoup plus suivant les modèles, le montant dans l'annonce était fixé à 40 € ! L'annonce datait déjà de plusieurs jours ou peut-être semaines et la seule contrainte (comme pour les autres enchères) était qu'il fallait venir chercher le fauteuil sur place.
Après vérification, il s'est avéré que le vendeur était en banlieue parisienne.
Une fois le rendez-vous pris avec le vendeur, c'est avec Alexis que je me rendis sur place pour prendre possession du fauteuil.
  
Nous étions alors au mois de juin 2010, Notre projet commençait alors à se concrétiser. J'avais en ligne de mire une course de 10km s'effectuant dans notre quartier : Les Boucles du 17° se déroulant le 21 novembre 2010.
  
Les jours et les mois défilèrent, et nous étions enfin dans la semaine précédant la course ! 
Enfin !! 
Alexis et moi, nous avions hâte d'y être !
  
Bien avant, j'avais posté un billet indiquant cette course et une petite surprise. Mais, hélas, mon corps en décida autrement et le mardi précédant la course, lors d'une séance de fractionné, je me suis blessé ! 
Mon corps en a donc décidé autrement et a dit STOP !!
   
Déception pour moi et déception également pour Alexis, du coup grosse déception pour moi ! Notre projet était reporté mais pas annulé !
  
Puis, en trouvant la course Courir Ensemble d'Handicap International, ce fut une excellente occasion pour nous de réaliser enfin notre projet. 
Le terme Courir Ensemble qui s'accordait parfaitement à notre projet et le fait de soutenir une grande cause nous convenait tout à fait. 
Toutes les conditions étaient donc réunies.
 
Afin de ne pas me blesser à nouveau, je ne fis qu'une séance de fractionné. Je ne voulais pas à nouveau décevoir Alexis ! Et tant pis pour la performance.
Notre projet est ainsi devenu réalité, et c'est avec une grande joie et une grande gaieté, qu'Alexis et moi nous avons enfin pu Courir Ensemble !

Courir Ensemble : 5. Génese du projet


Cela fait déjà quelques années que cette idée de courir ainsi ensemble me trotte dans la tête. 
Et, à cette époque, je regardais différents modèles de poussettes et de part leurs roues bien larges, elles étaient parfaitement adaptées pour la course à pied mais leur gabarit ne permettait pas d'accueillir Alexis de façon confortable, car il était déjà trop agé pour tenir dans une poussette.

Après de longues recherches, un modèle spécial jogger me plaisait assez, mais hélas guère adaptée à l'age d'Alexis.
Les mois sont passés et Alexis bien sûr a continué de grandir et peu à peu l'option poussette devenait inenvisageable. Mon souci premier étant d'être sûr qu'il soit bien installé.
L'option poussette s'en est donc allée et par la suite, l'option fauteuil roulant est rapidement devenue une évidence. 
  
Mais les symboles ont la vie dure !
Et il m'a fallu un peu de temps pour considérer qu'un fauteuil pouvait n'être qu'un outil sans véhiculer forcément l'idée de maladie ou d'accident. 
Et la découverte de la Team Hoyt et surtout de cette vidéo, m'ont confortés dans l'idée que mon projet était "censé" :
  


Oui, on peut partager des choses ensemble !
Oui, on peut vivre des moments inoubliables !
Et surtout Oui, on peut aller à l'encontre de tout type de préjugé !
 
Je sais au fond de moi que je suis dans le vrai !
Je sais au fond de moi que j'ai tant de choses à partager avec mon fils !
Et je sais désormais que la course à pied en fera partie !!
 
J'expliquai alors à Alexis mon projet. Et il fut tout de suite ravi à l'idée que l'on partage ainsi une course.
 
Donc ainsi conforté dans ma décision, je me suis mis à la recherche d'un fauteuil. Dans un premier temps, j'ai envisagé la location mais j'ai rapidement abandonné cette option car je désirais avant tout que nous ayons NOTRE fauteuil, un fauteuil rien qu'à nous, que nous pourrions personnaliser au gré de nos envies.
 
Pour des raisons de coût, je ne voulais pas me tourner vers le neuf, et je me suis mis à la recherche d'un fauteuil d'occasion. Mais avant de dénicher la perle rare, je devais me renseigner concernant les différents modèles existants. Prendre un modèle classique, ou un modèle sport plus léger ? Choisir la version adulte ou la version enfant ?
J'ai donc consulté différents sites spécialisés et différents forum. Puis une fois la petite sélection effectuée, direction un célèbre site d'enchères...
 
Dans un premier temps, j'ai suivi les enchères sans oser y participer. 
  
Car par définition une personne achetant un fauteuil d'occasion en a réellement la nécessité et n'a pas forcément les moyens. Aussi, je me demandais de quel droit, j'allais leur souffler la bonne affaire alors que l'usage que nous alors faire du fauteuil était simplement pour le loisir ?
  
Délaissant les enchères et mes "questions métaphysiques", je suis tombé sur une petite annonce (toujours sur le même site d'enchères). 
Alors que les enchères s'envolaient au-delà des 100€ et parfois beaucoup plus suivant les modèles, le montant dans l'annonce était fixé à 40 € ! L'annonce datait déjà de plusieurs jours ou peut-être semaines et la seule contrainte (comme pour les autres enchères) était qu'il fallait venir chercher le fauteuil sur place.
Après vérification, il s'est avéré que le vendeur était en banlieue parisienne.
Une fois le rendez-vous pris avec le vendeur, c'est avec Alexis que je me rendis sur place pour prendre possession du fauteuil.
  
Nous étions alors au mois de juin 2010, Notre projet commençait alors à se concrétiser. J'avais en ligne de mire une course de 10km s'effectuant dans notre quartier : Les Boucles du 17° se déroulant le 21 novembre 2010.
  
Les jours et les mois défilèrent, et nous étions enfin dans la semaine précédant la course ! 
Enfin !! 
Alexis et moi, nous avions hâte d'y être !
  
Bien avant, j'avais posté un billet indiquant cette course et une petite surprise. Mais, hélas, mon corps en décida autrement et le mardi précédant la course, lors d'une séance de fractionné, je me suis blessé ! 
Mon corps en a donc décidé autrement et a dit STOP !!
   
Déception pour moi et déception également pour Alexis, du coup grosse déception pour moi ! Notre projet était reporté mais pas annulé !
  
Puis, en trouvant la course Courir Ensemble d'Handicap International, ce fut une excellente occasion pour nous de réaliser enfin notre projet. 
Le terme Courir Ensemble qui s'accordait parfaitement à notre projet et le fait de soutenir une grande cause nous convenait tout à fait. 
Toutes les conditions étaient donc réunies.
 
Afin de ne pas me blesser à nouveau, je ne fis qu'une séance de fractionné. Je ne voulais pas à nouveau décevoir Alexis ! Et tant pis pour la performance.
Notre projet est ainsi devenu réalité, et c'est avec une grande joie et une grande gaieté, qu'Alexis et moi nous avons enfin pu Courir Ensemble !

jeudi 19 mai 2011

Courir Ensemble : 4. Epilogue de course

Nous sommes aux anges, souriants, contents !! 
  
Même la légère averse qui passe alors ne parvient pas à atténuer notre enthousiasme. 
  
Nous retrouvons Sydoky, pour une petite seance photo (encore merci à toi), mais nous ne reverrons pas Franck qui lui a fini depuis bien longtemps.

Une fois sur l'aire de la pelouse de St Cloud, je félicite chacun des coureurs qui ont comme nous fait la course avec un fauteuil. Je m'arrête également pour discuter avec différents coureurs, comme si nous nous connaissions de longues dates ! En courant ainsi avec le fauteuil, nous ne sommes vraiment pas passés inaperçu !! 
 
Un coureur arrive devant moi, puis se met à plaisanter et s'enchaine une petite conversation. Plus tard, Sydoky m'apprendra qu'il s'agit de Ronald Tintin, coureur assez connu dans le milieu. Oups !! On ne peut pas connaître tout le monde, me dis-je pour me rassurer....
  
Et les résultats ? Dans l'euphorie de l'arrivée, je n'ai pas arrêté mon chrono immédiatement après. Et je l'ai stoppé au bout d'1h03' de course, donc petite incertitude concernant notre chrono
 
Les résultats sont déjà affichés et un grand nombre de coureurs se pressent devant les panneaux. J'attends un "accalmie" afin de les consulter et résultat affiché : 1h01'10
Petite déception car je visais l'heure de course mais cette suite de 0 et de 1 m'amuse et j'annonce le chrono à Alexis, il est content mais cela ne lui évoque pas grand chose. Seul compte le plaisir ressenti durant la course et je suis bien d'accord avec lui. 
  
Mais après publication des résultats sur le site de Top Chrono, notre chrono officiel est bien de 1h01'10 mais par contre le chrono réel est de 59'30

Nous passons sous l'heure de course (de peu certes) ! A ce moment, j'étais pleinement content !!

Courir Ensemble : 3. L'arrivée

A moins d'un kilomètre de l'arrivée, je passe aux choses sérieuses, je décide de nous faire plaisir, j'accélère doucement.
J'explique à Alexis que j'accélères (comme s'il ne s'en était pas rendu compte !!). Il commence alors à jouer sérieusement du klaxon.
 
Ma stratégie est simple, accélération progressive et trajectoire en ligne droite (je ne veux pas risquer dêtre obligé de faire un écart et augmenter les risques de chutes).
Le moteur tourne désormais à plein régime, j'ai le regard porté à la fois vers l'arrivée et sur le sol. J'engage alors la post-combustion (en gros, j'accélère encore un peu...).
Alexis me demande alors si je suis à ma pleine vitesse, je lui réponds "pas encore" dans souffle.
 
Certains coureurs portent des écouteurs, je dois alors dire à Alexis de klaxonner plus encore car hors de question de ralentir.
  
Je lance alors un "Go", signifiant par là que désormais je coure (presque) à fond. Alexis est aux anges !
 
J'essaie de dompter les petites roues avant du fauteuil qui ont tendance à tourner de gauche à droite sous l'effet de la vitesse, je tiens plus fermement encore les poignées du fauteuil afin de conserver le contrôle mais le fauteuil me fait clairement comprendre qu'il n'a pas pour vocation de rouler à cette vitesse !
Mais qu'importe ! C'est Notre course, et je continues à vive allure malgré les vibrations occasionnées par les roues.
 
Alexis porté par l'excitation et probablement grisé par la vitesse, crie maintenant a à tue-tête !! 
  
Je ne l'entends presque pas ! L'arche de l'arrivée en ligne de mire, je reste concentré sur les coureurs qui nous précèdent, une personne ne nous ayant pas entendu nous obligera à un léger écart mais qu'importe nous filons, nous volons vers l'arrivée.
Une salve d'applaudissements nous accueillent à quelques mètres de l'arrivée et avec un grand sourire, je lance un bref regard vers les spectateurs.
 
A peine le temps de savourer cette douce euphorie de l'arrivée que toute mon attention est tournée vers la ligne d'arrivée et les coureurs qui se trouvent juste après, car je ne voudrais pas blesser quiconque.

Et nous passons la ligne d'arrivée en poussant tout les deux des cris de joie.
   
Nous l'avons fait !! Nous avons couru EN-SEM-BLE !!