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jeudi 5 avril 2012

Ecotrail Paris 2012 : 05. Le départ

Zebullon et moi même, nous arrivons sur l'aire de départ. Après la surprise de la rencontre d'un ancien coureur, rencontré à Feucherolles, nous nous installons sur l'herbe en attendant le départ. Nous sommes vite rejoint par le groupe de Djailla avec 2 personnes arborant fièrement le tshirt de Finisher UTMB (respect !!), puis par celui de Jahom. Un peu déçu, ne l'ayant vu, je n'aurai pas la joie d'encourager Giao avant le départ.
Chacun a sa stratégie de course, Zebullon et moi avons prévu de courir ensemble. Une première pour moi, n'étant guère habitué à courir accompagné.

Une autre grande première pour moi, avant le début de la course, une minute de silence a été observée en hommage aux victimes de Toulouse.
Le silence se fait pesant, un profond sentiment de tristesse plane au dessus des coureurs. C'est vraiment une impression particulière que d'être ainsi au milieu d'une assemblée de quelques 2000 coureurs ainsi réduits au silence.

Le départ est lancé. Le peloton s'élance, les encouragements fusent de la part des spectateurs venus en masse, cela fait vraiment plaisir. Nous nous élançons avec le sourire. Le grand jour est enfin arrivé, après 3 longs mois de préparation, nous sommes enfin sur notre grande course !!

Comme prévu, nous partons sur un rythme très tranquille, le but étant de se mettre en jambes tranquillement. Au bout de 10mn, ma jauge thermique monte légèrement (Oui, je suis équipé d'un tableau de bord virtuel, comprenant moults voyants, jauges, et indicateurs en tous genres !).Le départ à 12h y est pour beaucoup, mais ma petite casquette me protège.

Malgré la foule, il n'y a aucune bousculade, j'aime l'Esprit Trail ! Cela double dans tous les sens, cela ralentit, cela s'arrête même parfois et pourtant, aucun coup de coude, aucune personne poussée. Tip, top !!

Le speaker, peu avant le départ, avait annoncé une 1° partie roulante. En gros, si l'on commence à avoir des difficultés, c'est que cela s'engage vraiment mal. Et...cela commence à être le cas !

Alors que mon collègue Zebullon, sans casquette arbore fièrement sa superbe coupe, il ne souffre pas de la chaleur, il prend plaisir sur cette 1° portion de notre longue traversée. Pour ma part, j'ai par moment des bouffées de chaleur (non je vous rassure, pas de souci au niveau hormonal). Je bois régulièrement pourtant mais ma jauge thermique continue son ascension.

L'arrivée à Buc, se fait malgré tout sans trop de soucis.
Le ravitaillement nous fera du bien.

A ce moment, je décide d'en profiter afin d'effectuer une pause technique. Je rentre dans l'aire prévue à cet effet. Je m'isole, dans les "espaces privatifs" et après avoir refermé la porte, le "petit" film va pouvoir commencer, après avoir lancé le générique...rien...un répondeur intérieur répète inlassablement : ...Votre demande ne peut aboutir, merci de renouveler ultérieurement.
Malgré la quantité d'eau ingurgitée, je n'ai pas réussi à éliminer le "trop plein". Car le "trop plein" était inexistant !
Je me suis ensuite aspergé d'eau, j'ai mouillé ma casquette, et j'ai rejoint Zebullon déjà près à partir.

Une fois, le camelbak à nouveau rempli, et ma poubelle vidée, nous sommes reparti....

Ecotrail Paris 2012 : 04. Pour le Rire Medecin

Avant le départ, une petite pensée pour une association que j'affectionne tout particulièrement : Le Rire Médecin.

Comment ?? Vous ne connaissez pas ?? Voyons, rappelez-vous je vous en ai déjà parlé durant différents billets !!
La liste ici.

Et c'est tout naturellement, que nous posons et arborons fièrement le nez rouge et que nos pensées vont aux enfants hospitalisés.

mardi 3 avril 2012

Ecotrail Paris 2012 : 03. Zebullon

Je vais maintenant vous présenter mon collègue Zebullon qui m'a accompagné sur l'Ecotrail.
  
J'ai la chance d'avoir quelques collègues sportifs au bureau. Un VTTiste qui nous accompagne régulièrement durant nos entraînements, un Triathlète Finisher Ironman d'Embrun (eh oui, rien que ça !!) et Zebullon, ancien sprinteur sur 400m.
 
Mais comment passe-t-on du 400m au 80km ??
  
Ben, tout simplement sur un coup de tête, sur une volonté de se lancer un défi, et aussi par envie car nous parlons très souvent CAP et un jour alors que j'évoquais ma participation à l'Ecotrail, il décida alors de s'y inscrire également. Un bon gros défi à relever, j'aime cet esprit !

Parler de Défi dans ce cas, n'est qu'un doux euphémisme car n'ayant jamais participé à un marathon, ni à un semi, s'inscrire ainsi sur 80km relèverait pour certains de la psychiatrie, mais j'aime cette douce folie qui pousse à se lancer dans de belles aventures physiques. Et connaissant son passé de sprinteur, je ne me faisais aucun souci concernant ses capacités physiques.

Et, au terme d'une préparation de 11 semaines au cours de laquelle nous avons suivi un plan d'entraînement pour un 100km, nous avons traversé ces quelques mois (dont les quelques jours polaires), pour nous amener à ce fameux jour, le samedi 24 mars.
Pour sa 1° grande course, et pour se faire plus plaisir encore, il décida de se faire une coupe spéciale, en hommage à l'ultime récompense sur cette course. Une coupe représentant l'objet de toutes les convoitises des coureurs inscrits sur cette route, il s'est fait dessiner une Tour Eiffel sur l'arrière du crane.

Et, que cela soit, avant, pendant et même après la course, sa coupe a eu un énorme succès !!

Ecotrail Paris 2012 : 02. Invitation au voyage

Il est tout de même amusant de constater que sur cette course au long cours, en l'espace de 80km, j'aurais également effectué un voyage au sein de la communauté européenne (et même au delà).

- En effet, peu avant le départ, j'ai discuté quelques instants avec un barefooteur anglais dossard 2470 (la seule et unique personne dont j'aurais pris soin de mémoriser le n° de dossard) qui prenait le départ en chaussettes et sandales huarache.
Mais malheureusement, il s'arrêtera au 1° ravitaillement parcourant tout de même 22km ainsi chaussé. Et ce fut l'occasion pour moi d'adresser une petite pensée à notre Barefooteur préféré : CourirPiedsNus inscrit sur le 30km, voici son CR.

- Sur une montée, alors qu'un coureur placé juste devant s'arrêta brusquement, je lui dit alors de ne pas s'arrêter, voyant qu'il était était espagnol, je basculait en...anglais afin de l'encourager à ne pas s'arrêter maintenant et de le faire en haut de la montée. Plié en deux, et reprenant son souffle, il me lança sous forme de boutade (du moins je le pris comme tel), que c'était facile à dire !! 
Et une fois arrivé en haut de la montée, je lui lançais alors "maintenant tu peux respirer" !! Après un petit sourire, il poursuivi sa route.

- Alors que devant moi, je repérais un coureur en Hoka, je lui posa alors des questions concernant leur confort, le temps d'adaptation à ce type de chaussure (même si celles-ci ne bénéficient pas du super amorti des Mafate) et alors qu'il me précisait les avantages de ce type de chaussures, ce fut alors pour moi l'occasion d'effectuer un voyage virtuel vers l'Ile de la Réunion dont il était originaire, car il m'expliquait que grâce à ces chaussures, il souffrait bien moins des genoux, sur certains sentiers caillouteux de son île natale.

- Durant la course, à plusieurs reprises, un couple allemand ou néerlandais reconnaissant mon collègue Zébullon, nous encourageait à chaque fois qu'ils arrivaient à notre hauteur. (mais pourquoi, le reconnaissaient-ils ?? Vous le saurez dans les prochains épisodes...)

De nombreuses nationalités étaient représentées car une course se terminant au 1° étage de la Tour Eiffel, attire forcément de nombreux touristes sportifs intéressé par le fait de découvrir autrement ce célèbre monument.

Ecotrail Paris 2012 : 01. Une Famille

C'est par une belle journée ensoleillée que nous arrivons sur l'aire de départ à la base de loisirs de Saint Quentin en Yvelines. 
Et, alors que nous empruntons l'allée menant aux différentes tentes pour le dépot des sacs et pour la collation d'avant départ, nous sommes subitement interrompu dans notre discussion, par une personne surgissant devant nous et venue me saluer.
Le coureur tout sourire me lance alors : "Tu te souviens de moi ? On avait couru ensemble !", et effectivement, son visage ne m'est pas inconnu, et c'est au cours des 24h des Yvelines que nous nous étions rencontrés et que nous avions discuté pour la première fois. 
Nous sommes vraiment contents de nous revoir ainsi par hasard. Et j'apprécie d'autant plus qu'il ait pris le temps de se déplacer pour venir me saluer.

Le ton est donné, cette course s'effectuera dans la convivialité. 
J'apprécie vraiment cet état d'esprit ! Tout le monde a le sourire.
Echanges de petits signes de tête en guise de salutation à destination des autres coureurs. Une bien belle ambiance.

Certains visages ne me sont pas inconnus, et non loin de nous, je vois Antoine Allongue, que l'on ne pouvait pas rater avec sa belle tenue flashy. Ses belles chaussures Adidas flambant neuf, furent l'objet de petites blagues. Ambiance vraiment détendue donc.

Et, durant la course, et sur les ravitaillements, ce ne sont que des rapports cordiaux et amicaux entre coureurs. Aucune animosité, aucun comportement déplacé, uniquement de saines réactions.

J'apprécie cette notion de groupe où tous les membres se trouvent sur le même pied d'égalité et où chacun compte vraiment.

Alors que suivant les portions de la course, avec différents coureurs, nous jouons à "JeTeDouble, TuMeDoubles, JeTeRedoubles, TuMeRedoubles...", nous en venons tout naturellement à discuter et à plaisanter, notamment cette dame Triple Finisheuse UTMB (oui, rien que ça) servant de locomotive à sa fille, et surtout Sandrine, qui nous prodigua de précieux conseils, et avec qui nous avons joué et plaisanté tout le long de la course, jusqu'à nous retrouver et nous féliciter mutuellement une fois la ligne d'arrivée franchie.

Je repense également à ce coureur avec qui nous avons plaisanté sans prendre le temps de vraiment discuté, croisé à maintes reprises durant la course, retrouvé au pavillon des Apprentis d'Auteuil et qui nous a rejoint au ravitaillement suivant. 
Il m'a alors dit qu'il souhaitait s'arrêter là. En le conseillant de ne pas s'arrêter là, je lui signalais qu'il pouvait avoir une bonne soupe chaude avec des pates, et qu'il pouvait repartir avec nous. Mais malheureusement, je ne l'ai pas revu par la suite.

Que cela soit durant la course ou une fois l'arrivée franchie, on discute, on plaisante, ceci est tout à fait normal car durant la course et même après on a le sentiment de faire vraiment partie d'un groupe partageant une bien belle aventure et durant ces instants, nous appartenons à une même et unique famille unie.

lundi 2 avril 2012

Ecotrail Paris 2012 : 00.Préambule

L'année dernière, pour ma 1° participation à un trail, je m'étais aligné sur le départ de l'édition 2011 de l'Ecotrail de Paris, sur le format 50km
Et comme j'avais vraiment apprécié cette course, cette année, je me suis donc décidé à m'inscrire sur la version 80km.

Pour faire l'analogie avec le domaine cinématographique, disons que suite à l'audience (plaisir ressenti) lors de la saison 1, les producteurs (moi-même) ont décidés de poursuivre la diffusion de cette série.
 
C'est donc avec un très grand plaisir que je vous convie à la diffusion de cette 2° saison !
 
Mais avant de débuter, la "célèbre" coupure pub.....

mercredi 28 mars 2012

Tranche de vie 8 : le gadget du geek amateur de bieres

Le geek aime briller en société !
Oui, cela lui arrive de sortir de chez lui et de se rendre chez des amis bien réel.
Afin de se rassurer, alors qu'il s'éloigne de son milieu de vie, il emporte tout de même, son smartphone et sa tablette. Tout comme certains animaux de compagnie, le geek rechigne à les laisser seuls à la maison.

Maintenant que le commun des mortels (sauf quelques irréductibles) possèdent un smartphone, le geek piqué dans son amour propre, se doit de se démarquer du troupeau !!
Et il a trouvé LE gadget, celui qui fera une valeur ajoutée à son smartphone.

Voici la coque décapsuleur !!
De plus, cet objet est "fully bio" !! Pas d'alimentation, pas d'émission de CO2 (les éructations sonores causées par la consommation des fluides contenus dans les bouteilles ouvertes par ce gadget ne sauraient en aucun cas être assimilées à des émissions de CO2).

Si cela vous intéresse, plus d'infos ici ou .

jeudi 22 mars 2012

Ecotrail de Paris 2012 : Le matériel

Vous le savez désormais, je suis donc candidat à la course EcoTrail de Paris.

Ayant déjà pris part l'année dernière au 50km,  cette année c'est sur le 80km que j'aurais la joie de déambuler.
Bon, joie, c'est vite dit, surtout au début, ensuite il s'agira de gérer la course et surtout son alimentation afin que la révolution ne gronde pas dans mon estomac comme l'année dernière.
(L'ensemble des billets liés à l'Ecotrail 2011, se trouve dans la partie Courses 2011)

Mais l'abeille apprécie la nature et cela sera donc avec un grand plaisir qu'elle partira à la découverte des sentiers de la région parisienne.

Au niveau matériel, j'utiliserai le même équipement utilisé l'année dernière :

- Sac Salomon XA20 : Les nombreuses poches directement accessibles sont très pratiques. Un compartiment spécial sépare la poche à eau, des affaires rangées dans le sac. Je partirai avec une poche de 2,5L, sauf canicule, cela devrait suffire.
Dans la partie centrale, une petite poche fermant avec une fermeture éclair, contiendra mes clés (faut bien rentrer à la maison après), le billet de 20€ (recommandé par l'organisation), le téléphone portable (obligatoire).
  
Petite astuce (récupérée sur le Net) : Par souci de confort, il est nécessaire, une fois le sac rempli, de prendre le temps de bien ajuster les différentes lanières afin d'éviter que le sac ne bouge de trop durant la course. Cela peut certes prendre du temps, mais une fois les lanières bien ajustées, le sac sait très bien se faire oublier durant la course.

- Le Haut : Suivant la météo, je partirai avec un haut manches longues ou courtes, mais le départ étant à 12h, cela sera très probablement en manches courtes. On avisera en fonction de la météo.
Petite astuce (là, c'est du vécu) : Il est vivement conseillé de porter un haut dont l'encolure remonte suffisamment sur le cou afin d'éviter toute friction avec les bretelles du sac, celles ci pouvant irriter légèrement les cotés du cou en cas de frottements prolongés.

- Le Bas : Cuissard court (si pas de pluie prévue). Etant donné que je porterais des manchons de compression aux mollets, mes jambes seront déjà au 3/4 couvertes.

- Les Bas : Manchons de compression, utilsés sur toutes les sorties longues. Port agréable, aucune gêne durant les entrainements.  
     Verdict : Adopté !

- Les Chaussures : des Salomon XT Wings, utilisées durant l'entrainement sur les sorties longues et durant toutes les sorties des 2 dernières semaines.
     Verdict : Adopté !

Petite astuce (toujours du vécu) : Le gobelet pliable doit être accroché à une des lanières du sac à dos. J'insiste sur le fait qu'il faille accrocher l'étui du gobelet à l'aide d'une petite épingle car à plusieurs reprises, une fois la lanière ouverte, afin d'enlever le sac à dos, j'ai retrouvé à chaque fois l'étui au sol. Donc, gros risque de perte, si non attaché. A ce propos, un très grand merci au voisin ou à la voisine, qui a laissé mon gobelet sur les boites aux lettres, alors que rentrant un dimanche d'une sortie longue, il était (une nouvelle fois) tombé, alors que j'avais enlevé mon sac afin d'y prendre mes clés.


Organisation du sac :
Au niveau organisation du sac, tout le contenu sera réparti dans différents sacs plastiques, afin de prémunir mes affaires de tout risque de propagation de l'humidité (transpiration, pluie, chute dans une flaque, par contre je doute qu'un canadair fasse un "lâcher" au dessus de nous, aussi cela devrait passer). Mes affaires de rechange seront donc dans des sacs plastiques et le téléphone, de même que les réserves de nourriture seront dans différents petits sacs de congélation fermant facilement à l'aide d'un zip. Pratique !

Au fond du sac, mes affaires de rechange que j'utiliserai en dernier. Au dessus, mon miam de réserve. Dans la petite poche intérieure fermant avec un zip, se trouveront mon téléphone dans son sac étanche, mes clés emballées dans une petite pochette afin qu'elles ne se "promènent" pas, ni n'abîme l'intérieur du sac.

Et dans le sac, hormis les réserves de nourriture, il y aura :
  • Un tube de crème NOK, on ne sait jamais, en cas sensation d'échauffement. 
  • Une bande adhésive 1m x 6cm, indiquée "Découpe facile" afin de ne pas s'encombrer d'une paire de ciseaux.
  • Un haut de rechange que je mettrai au second ou au dernier ravitaillement, au km 55 ou 63. Avec la fatigue et le jour qui commencera ou aura déjà bien décliné, il sera alors essentiel de maintenir une température corporelle suffisante. De plus, je pense que cela sera bien agréable de passer un vêtement sec. Pour le change du bas, j'aviserai en fonction de la météo mais si la pluie ne s'invite pas à la fête, le cuissard de rechange sera probablement facultatif.
  • Une lampe frontale, la PETZL TIKKA 2 XP, sur les bons conseils d'Agnès de Team Outdoor. Donc, pas de souci.
  •  Mon appareil photo compact étanche, car cette année hors de question d'emmener mon reflex comme l'année dernière !! Un peu lourd sur 80km !! Je dis ça mais j'hésite tout de même un peu...
  • Matériel obligatoire : Une couverture de survie, pièce d'identité, téléphone portable (chargé)
Voici donc ce que j'emmènerai au niveau matériel. Il est encore temps de bien vérifier si rien n'a été oublié.

    mercredi 14 mars 2012

    Tranche de vie 7 : 500 atteint, désormais candidat !

    Après de longues semaines particulièrement actives, le temps est enfin venu pour moi de vous annoncer une grande nouvelle.

    J'ai enfin atteint et même dépassé les 500km parcourus depuis le début de l'année.

    Et c'est avec un profond sentiment de fierté et tout de même avec une petite émotion que j'ai le plaisir de vous annoncer que je me porte désormais candidat.

    Et à ce titre, je vous informe de ma participation active à cette magnifique course au long cours qui à l'issue désignera un heureux gagnant.

    Donc sans ambages et sans tourner autour du pot, je n'irais donc pas par quatre chemins, et sans vouloir vous faire attendre plus que de raison, je vous annonce donc officiellement que je serais candidat, que dis-je, je participerai à... l'Ecotrail de Paris 2012 !!

    mercredi 7 mars 2012

    Tranche de vie 6 : Il y a t'il une vie après un crash disque ?


    Je vais aujourd'hui vous narrer une mésaventure qui m'est arrivée récemment.
    Mais d'abord, laissez moi vous planter le décor...

    Un dimanche matin alors que la maisonnée était encore endormie (c'est tout de même plus valorisant de parler de "maisonnée endormie" plutôt que d'évoquer un père et son fils, endormis chacun dans son lit, la bouche entrouverte, la respiration profonde et sonore à la limite du ronflement, une jambe ou un bras découvert hors de la couette,...je pense que vous imaginez très bien la scène). 

    Je me réveille d'un coup, mon réveil indique 8h. Mais comme je me suis réveillé, l'esprit déjà vif et alerte (du moins pour un WE !), je n'envisage même pas de me recoucher et je décide alors de me lever.
    Alexis dormant encore, je décide de le laisser se reposer et prends donc mon petit déjeuner, en mode solo et dans le silence. 

    Un agréable moment de détente, seul avec ses pensées (donc vraiment seul, car un dimanche matin, même si le corps est éveillé, on ne peut en dire autant des quelques neurones d'astreinte ce WE. Vous l'aurez remarqué, tous mes neurones ne sont pas tous actifs en même temps...).

    Puis je décide d'avoir une occupation saine, quelque chose que j'ai maintes fois repoussé faute de temps : J'ai décidé d'installer une nouvelle version de la distribution Linux que j'utilise sur mon ordi ! 
    Et, oui, l'abeille aime et utilise LINUX ! Windows et Linux cohabitent sur mon ordi mais c'est LINUX qui est utilisé à 99,9%.
    Ce dimanche matin, donc, ma décision était prise, j'allais m'occuper de mon ordi !

    Comme je préfère effacer mon disque lors cette mise à jour (même si ce n'est pas obligatoire), j'effectue les sauvegardes de rigueur.
    Puis, je lance alors la procédure de mise à jour et par habitude, je réponds oui aux différents messages affichés.
    Jusqu'au fameux message : 
    4 partitions vont être supprimées, voulez-vous continuer ?

    Et à ce moment, les neurones assurant le service minimum se regardent les uns les autres ne sachant que faire. Et à ce moment, une alerte retentit loin, très loin, et aussitôt, un neurone s'élance, et tel un Philipidès, messager d'une annonce de la plus haute importance, le neurone dévale à grandes enjambés les différents couloirs du dédale de mon esprit mais hélas il arrivera trop tard, la décision de répondre OUI au message fatidique a hélas déjà été prise !

    Alors que je clique sur Oui, je réalise mon erreur et je débranche mon disque externe !!
    Explication : Le système, afin de procéder à  l'installation, à effectué une liste des disques disponibles : mon disque externe et le disque dur de l'ordi.
    Et, manque de chance, le disque externe était le 1° de la liste, donc le 1° a être sélectionné.

    Le neurone-Philipidès arrive enfin auprès des autres neurones tout penauds, qui, sans mots dire, sont en contemplation active de leur chaussures (Oui, ils ont vraiment de belles chaussures..) !

    Je prends alors une profonde respiration ( oui, l'abeille sait relativiser !), je chasse au loin, le bonnet d'ane qui commence à se matérialiser au dessus de moi ! 
    Et, je prends enfin le temps de réfléchir (oui, réfléchir, vous savez, l'action consciente consistant à faire en sorte que les neurones travaillent de concert afin d'effectuer une action voulue et surtout décidée !).

    Mon disque dur externe git devant moi, son cordon ombilical coupé, pend sur la table. Est-il agonisant, désormais "alzheimerisé", ou simplement momentanément amnésique ? 

    Les neurones s'activent et tels des forçats dans une galère, ils rament en choeur au rythme de mes pulsations cardiaques !

    Je redémarre mon ordi sans problème. Ouf, il fonctionne. Pas de soucis de ce coté !
    Avec un peu d'appréhension, je connecte mon disque externe et...

    ...L'electrocardiogramme est plat, aucune réponse, l'infirmière lève les yeux vers l'horloge afin d'annoncer l'heure du décès et ...

    ...le disque ne comporte plus aucune partition, plus aucune donnée !



    Parce qu'en informatique, les informations ne sont jamais complètement supprimées, parce que je sais qu'il existe des outils permettant de récupérer des données effacées, je me suis donc mis à la recherche sur le Net de ce type d'outil. Bien que sous Linux, j'ai recherché des outils fonctionnant sous Windows afin que ma mésaventure puisse éventuellement vous être utile si par malheur vous faisiez également l'objet d'un effacement malencontreux de données.

    Parmi l'ensemble des outils disponibles, un outil revenait le plus souvent sur les nombreux sites et forums parcourus : Netdisk.
    Un outil gratuit (très important), performant (c'est le moins que l'on est en droit d'attendre lorsque l'on a perdu ses données) et simple d'utilisation (pas besoin d'avoir fait bac + 5, ni d'avoir un prix nobel en sciences moléculaires option surface de plateaux de disques durs !).
    Donc sans trop rentrer dans les détails techniques, ce programme peut lire un disque qui aurait été effacé en vue de récuperer des fichiers supprimés.


    Voici une petite liste des outils disponibles suivant votre système d'exploitation : ici.
    NB : Dans cette liste, vous trouverez un tutoriel sur Netdisk.

    A SAVOIR :
    - Lorsqu'un fichier ou répertoire ou partition sont supprimés ou effacés, ils ne le sont jamais vraiment !!
    - Si vous souhaitez récupérer des fichiers malencontreusement supprimés, il ne faut SURTOUT PAS, enregistrer (donc écrire) quoi que ce soit !

    Sachant ceci, j'ai donc acheté un second disque dur afin d'y sauvegarder les fichiers récupérés. Et, au lancement du programme, petite joie perceptible, il detecte mes partitions supprimées ! Même si le chemin risque d'être long, nous sommes sur la bonne route  !!

    En sélectionnant certaines options, il est possible de "réactiver" les partitions supprimées ou d'effectuer une sauvegarde des fichiers sur un autre disque.
    Echaudé par ma mauvaise manipulation, c'est donc la seconde option que je choisis. Bien que plus longue et fastidieuse, je préfère effectuer une sauvegarde dans un premier temps avant de me lancer dans une phase (risquée ? hasardeuse ?) de réactivation de partitions.

    Mais pourquoi chercher à tout prix à récupérer ces fichiers ? Pourquoi ne pas se dire simplement que c'est perdu et jeter le disque ? De toute façon, au prix des disques actuels, ce n'est pas grand chose !
    Simplement parce que le disque contient des photos et même si j'effectue régulièrement des sauvegardes, je n'ai aucune envie de perdre ainsi celles qui n'ont pas encore été sauvegardées ! Alors pour quelques centaines de photos, je suis prêt à passer des soirées entières, des week end, afin de les récupérer ! Les souvenirs, c'est important !

    Voilà cette histoire est malheureusement vraie, et au final, j'aurai récupéré tous mes fichiers, je n'aurais donc rien perdu si ce n'est que beaucoup de temps. 

    En informatique, on en vient parfois à être un peu magicien car il est facile de faire disparaitre des fichiers.
    Et parfois, avec un peu de recherche et de la patience, on se transforme en apprenti sorcier et les fichiers initialement invisibles, réapparaissent pour notre plus grand bonheur.