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lundi 11 avril 2011

Marathon de Paris 2011 : 6. Coureurs-duos

Arrivent ensuite les coureurs-duo. Mais qu’est ce donc un coureur-duo ? 
  
C’est une appellation toute personnelle concernant les binômes constitués d’un coureur non voyant et de son guide. 
Car à mon humble avis, il ne s’agit plus d’un coureur et de son guide, mais d’un duo, en parfaite osmose, se connaissant parfaitement, et partageant le même effort.
Je les vois passer avec une bien belle foulée. Et je repense alors au film La Ligne Droite et à Buzzy, également coureuse-duo à ses heures.

Marathon de Paris 2011 : 5. Handicapés ??

Les marathoniens en fauteuil arrivent en trombe ! Penchés en avant sur leur monture, ils filent vers l’unique but de leur quête : La ligne d’arrivée ! 
Les voir ainsi passer à une telle vitesse, me laisse pantois. Et je me dis que pour les suivre, une seule possibilité, le vélo et cela sera loin d’être une promenade de santé !

Et à ce moment, mon admiration est à son comble car l’effort fourni est vraiment impressionnant. Je repense alors à la notion de handicap, que je rejette au loin.
Car pour réussir ce qu’ils font et avoir su passer outre tous les tracas qu’ils ont enduré, et atteindre ainsi un tel niveau, on ne peut plus parler d’handicapés !
Alors que bon nombre de personnes (soit disant) « valides », se révèlent égoïstes et nombrilistes, tout en se plaignant que tous les malheurs du monde leur tombent dessus, lorsqu’ils se cassent un ongle en recherchant la télécommande de la tv tombée derrière le canapé ! 
Et qu’on les entend dire : « Oh, les pauvres.. » lorsqu’ils croisent une personne en fauteuil ! 
L’handicapé n’est vraiment pas celui que l’on croit !!
  
Et, comme l’a dit un célèbre inconnu : « Les seules limites sont celles que l’on s'impose »
Bon, fin du petit coup de gueule, revenons maintenant à la course.

Marathon de Paris 2011 : 4. Le départ est donné


Le départ est imminent les policiers situés sur le parcours demandent aux piétons de ne plus traverser. Le ballet des véhicules officiels va pourvoir commencer. 
Et telle la patrouille de France lors du 14° Juillet (les figures en moins), le cortège de véhicule se met en route.
C’est une grande première pour moi que de les voir passer. Les motos en ouverture, suivies par la « voiture – chrono officiel ». 
Les photographes à moto, partent ensuite afin de se positionner aux endroits stratégiques.

Ensuite, j’imagine le sol grondant et vibrant, un nuage de fumée au loin, sur fond de musique d’Ennio Morricone, le nuage approche grandissant, on distingue à peine quelques formes à l’intérieur, ça y est la horde est lancée, quiconque se trouvant sur la fameuse ligne bleue se verra emporté dans son tumulte. 
De nombreuses légendes, évoquent des piétons ayant bravé les consignes de sécurité et tels certains navires dans le triangle des Bermudes n’auraient plus jamais été revus.
Le sol vibre alors de plus belle, on n’entend plus le doux piaillement des oiseaux, tout le monde retient son souffle, personne n’ose bouger ! 
Le nuage est maintenant sur nous, on ne voit plus rien, l’air est suffocant, nous ne savons plus où nous sommes, ainsi entourés de poussière. Le temps semble alors s’être arrêté ! Et c’est alors que le nuage se dissipe…

Marathon de Paris 2011 : 3. La Rencontre

Vient ensuite un moment quasi irréel, je vois approcher au loin un homme au crâne rasé que je reconnais, il continue à se rapprocher et c’est bien Benoit Z. qui trottine dans ma direction, le temps semble s’être arrêté. 
  
Nous nous regardons, il me sourit, et c’est lui qui me salue ! 
Je le salue également à mon tour tout sourire alors qu’il poursuit son échauffement.
  
Il m’est déjà arrivé à maintes reprises de croiser des personnalités mais c’est le seul à m’avoir saluer le premier. 
On ressent vraiment à ce moment, une impression toute particulière.

Marathon de Paris 2011 : 2. 1° poste d’observation

Je n’ai pas voulu aller près de la place de l’Etoile car je connais cette ambiance fébrile d’avant course. J’ai opté pour la partie inférieure de l’avenue des Champs Elysées bien plus calme.
  
8h20, arrivé sur place, je repère un feu tricolore situé sur un petit promontoire au milieu de la chaussée. Cette position me permet de voir les 2 cotés de la course. Emplacement idéal et stratégique !
  
Afin de ne pas oublier mon signe de ralliement, je sors ma casquette jaune (des simpsons bien sûr ! ;-) qui ne me quittera plus de toute la journée.
  
L’ambiance est calme, je vois quelques coureurs en pleine séance d’échauffement. Pas de doute, il ne peut s’agir que de l’élite.
Et je contemple, non sans admiration, ces coureurs sereins discutant tranquillement alors qu’ils s’apprêtent à livrer une course épique. Un beau contraste avec les amateurs légèrement plus tendus.

Marathon de Paris 2011 : 1. Préparation

Cette année, ne participant au Marathon de Paris, et comme certains membres de la Runnosphère y étaient inscrits, je me suis dis que toutes les occasions étaient présentes pour vivre cette course différemment. 
  
Et c’est donc en tant que supporter que je prendrai part à ce marathon.
  
Plutôt que de me rendre sur différents points du parcours, j’ai pris le parti de me poster au départ et à l’arrivée. Je tenais à vivre ces 2 moments si galvanisant et euphorisant, et les voir ainsi différemment. 
Et, connaissant la course et comme le marathon s’effectue également au mental, je me suis laissé une large part d’imaginaire où parmi mes différents souvenirs de course, je pouvais imaginer et ressentir les différentes émotions des coureurs.

7h, Réveil. L’excitation d’avant course est bien présente, l’appréhension en moins. Petit déjeuner, douche, tout s’effectue dans le calme et dans le silence. L’habitude semble être bien ancrée à la seule différence que mes affaires ne m’attendent pas sur le canapé du salon. Pas vérification de tenue de dossard, pas de puce dans les lacets. Rien de tout cela !

8h, je pars de chez moi, tranquillement, vers le métro en direction de la station des Champs Elysées. Pour une fois, je suis habillé normalement, pas de sac poubelle aujourd’hui !!

dimanche 10 avril 2011

Marathon de Paris 2011 : Préambule

Cette année, pour les raisons évoquées ici, ici et , je ne me suis pas inscrit au Marathon de Paris.
  
Aussi, afin de vivre tout de même cette course, j'ai décidé de passer en mode spectateur-supporter afin d'avoir une autre vision de la course.
  
J'en ai bien sûr profité pour faire des photos.
 
Dans les billets qui suivront, je vous proposerai ma vision de coureur-spectateur-supporter

samedi 9 avril 2011

Marathon de Paris : Jour J-1

Demain, c'est le Marathon de Paris !
  
Il est encore temps d'effectuer vos achats de dernière minute et d'aller chercher votre dossard, si ce n'est pas déjà fait !!

Voici des petits trucs, afin que votre corps vive cette course sans (trop) vous faire souffrir.

Tout d'abord, pour nous les hommes, il est nécessaire de protéger nos "pectoraux" et grâce à la bande sparadrap (voir photo), il est possible d'obtenir une protection efficace résistante à l'eau et qui restera en place même aspergée d'eau et de sueur tout au long du marathon.
NB : Contrairement à la photo, la bande que j'utilise est une bande de
1m x 6cm, ainsi je découpe la taille requise.


Ensuite, afin de protéger les zones de friction telles que l'aine et les pieds, j'utilise la crème Anti-frottements NOK, l'application s'effectue en 2 temps, la première application que l'on laisse masse longuement afin de faire pénétrer, et la seconde en couche généreuse, qu'on laisse ainsi sur la peau. Puis j'enfile mon caleçon et mes chaussettes, sensation guère agréable mais cela s'avère efficace.

Voici vite fait quelques petits trucs qui peuvent vous changer la vie sur ces 42,195 km.
 
Bonne course

dimanche 3 avril 2011

Ecotrail Paris 2011 : Bilan

Je vais maintenant faire un bilan de ma préparation à cette course :
 
- Matériel : J'ai testé tout mon matériel, durant mes LSD (Longues Sorties Dominicales, merci Luc ! ;-) Et donc pas de surprises.
 
- Alimentation : Les gels Mulebar Lemon Zinger, se sont révélés être un poil plus acide qu'à l'entraînement, Appel Strudel la prochaine fois. Quand aux barres Mulebar, j'en ai mangé par petit morceaux et elle est très bien passée.
 
- Vêtements : Pas de surprises, je n'ai pas cherché à innover pour la course. Juste des manchons de compression portés sur mes LSD.

- Protection cutanée :  Comme pour le marathon, 2 larges sparadraps afin de protéger les "parties saillantes du torse". Et de la NOK, à l'aine et aux pieds.
  

Erreurs commises : Oui j'ai commis des erreurs dans ma préparation comme dans la course, aussi les voici afin qu'elles puissent également servir à d'autres.
  
- Plan d'entraînement  : J'ai suivi un plan d'entraînement Marathon. 
Mais je n'ai fait aucun travail de VMA pour ne pas me blesser à nouveau avec des accélérations  très marquées, et je n'ai pas fait non plus de travail en cotes par manque de temps. Juste des sorties longues dans un parc proche de chez moi. Dénivelé +/- 10 cm (trottoirs) !
  
- Allure : N'ayant fait aucune sortie en nature, je n'ai pu m'habituer à courir sur des sentiers où l'allure change très souvent suivant le dénivelé et suivant le sol. Changements constant d'allure qui m'ont bien perturbé sur la 1° partie du parcours et bien fatigué également.
  
- Alimentation : Il faut manger du salé !! Lorsque la nourriture transportée va de sucrée à très sucré, il est normal qu'à terme, l'estomac se révolte et ça n'a pas raté !! Ma plus grosse erreur !!
Je l'avais lu pourtant mais comme sur marathon ça passe, je me suis dit que sur 50km il en serait de même !
  
Certaines personnes m'ont fait remarquer (à juste titre) que la notion de distance n'était pas la même sur les courses sur route qu'en trail. Et me conseillait de commencer "plus doucement" par un trail de 30km maxi. Mais ayant déjà effectué des marathons (pas forcément rapidement), je me suis dit que j'avais la distance dans les jambes. 
Donc si vous avez déjà effectué des marathons, et que votre entraînement n'est pas trop empirique (pas comme le mien), allez-y !! 
  
Mais toujours avoir à l'esprit que le trail est une discipline exigeante et qu'un travail spécifique doit être effectué (En résumé, faites ce que je dis pas ce que je fais ! ;-)

Ecotrail Paris 2011 : Organisation, le Constat

Voilà, la douce euphorie de la course est retombée. Et, avec une semaine de recul, je reviens sur l'organisation de cette course.
  
Tout d'abord, les points positifs :
  
- Eco-responsable :  Dans le sac contenant le dossard, peu de prospectus étaient fournis. Ils étaient mis à disposition sur une table, à chacun de faire son choix.
Un petit étui à glisser à la ceinture, était fourni afin de recueillir nos déchets.
De plus, la puce était composée d'une fine bande de plastique sur lequel figure un petit circuit imprimé.
 
- Les bénévoles :  Souriants, motivés et passionnés.
  
- Le balisage : Pour un coureur ayant une vitesse de croisière très tranquille comme moi, le balisage était bien suffisant.
  
- Les ravitaillements :  De la nourriture et de la boisson à profusion. Et la soupe, fut très appréciée.
  
- L'animation : Un speaker présent au départ, et au 2° ravitaillement, donnait presque une impression de kermesse faisant presque oublier la course.
  
- La consigne :  Une dépose très rapide directement dans les camions, et une récupération après l'arrivée toute aussi rapide (à relativiser car je ne suis pas arriver tôt !). De plus, il était possible de se doucher au gymnase. Un vrai plus.

Les points à faire évoluer :
  
- Départ :  Un départ par vagues aurait été apprécié, cela aurait évité de former un flot ininterrompu de coureurs et certains ralentissements. De plus, j'aurais aimé connaître dès le début cette sensation de courir en petits groupe de balises en balises. Une façon de se retrouver presque seul dans cette immensité de nature.
  
- Le balisage :  Pour les personnes visant un chrono (toute allusion à la 1° féminine serait purement fortuite! ;-) ), il semblerait que le balisage n'ait pas été des plus pratiques. De plus, la bifurcation entre le parcours du 50km et celui du 80km, n'ait pas été clairement été indiqué. D'ailleurs au moment où j'y arrivais, un des bénévoles les indiquait à la bombe (probablement effacé par la pluie...)
En ce qui me concerne, une grande banderole indiquant la distance restante jusqu'au prochain ravitaillement ou jusqu'à l'arrivée aurait été grandement appréciée.
Car le 1° ravitaillement, initialement situé au 27°km s'est retrouvé après le 29° km et pour l'arrivée, au lieu des 53 prévus, j'arrive à 56 km au compteur. Même avec une marge d'erreur, cela fait tout de même une différence.
  
- La médaille : Ou plutôt l'absence de médaille, dommage en effet que pour une telle course, nous n'ayons pas droit à un petit trophée. De plus, avec le fiston, nous avons une petite habitude, après chaque course, il aime porter sa médaille autour du cou la journée durant.
 
Globalement l'organisation de cette course est donc vraiment au point !

Même si pour moi, trail signifie montagne et superbes paysages (façon Vinvin20), cet Ecotrail de Paris est une excellente "mise en bouche" pour un tout 1° trail, donc si vous habitez en région parisienne et que vous êtes à la recherche d'un trail pas très éloigné, je vous conseille vivement cette course.